Le récit du voyage

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Prologue


Quel ex-élève de 6ème n'a pas rêvé un jour, une heure, une demi-seconde des Pharaons, des trésors de l'Egypte, de la beauté de ses femmes, du raffinement de leur art pictural pour ne pas dire leur "modernité", du mystère de ses temples ? Personnellement, je n'en connais pas. Et comme tout le monde, j'ai bien sûr "rêvé" d'aller visiter l'Egypte.

De plus, après 20 ans de bons et loyaux services à la famille et ses impératifs de vacances à la plage pour jouer au volley et à la montagne pour faire du ski, il était largement temps que j'exprime l'humble vœu de m'offrir, avec celle ou celui qui voudra bien m'accompagner, quelques jours vers une destination de "rêve" justement.

Oui, j'ai bien écrit celle ou celui au singulier car j'ai une famille de cinq personnes et je ne roule pas sur l'or… Cependant, réaliser un tel voyage sans être accompagné d'un membre de ladite famille que j'ai créée, m'était insupportable.

C'est comme ça qu'un beau jour de juillet 2002, le comité d'entreprise de ma boîte a proposé une croisière en Egypte pour l'année suivante. Ni une, ni deux, sans rien demander à personne, je m'inscris.

Alea jacta est.

Mon cher époux, que je comptais embarquer à la fois sur le bateau et dans l'aventure, a décliné l'offre au prétexte que les vieilles pierres, c'est pas son truc. Lui, il a besoin que ça bouge. "Mais propose donc à Anaïs"… C'est ma fille cadette, 16 ans et mordue de mythologie. Bon, tant pis… Pourtant, lui, l'arabophone, aurait sûrement été bien utile là-bas pour quelques contacts directs avec les indigènes, notamment au cours des "tractations commerciales", communément appelées "marchandages". Et ça faisait si longtemps qu'on ne s'était pas retrouvés quelques jours, rien que tous les deux… Tant pis pour lui, tant mieux pour Anaïs qui était ravie, heureuse et sauta de joie pendant, Eva, mon aînée, me gratifiait de son déjà légendaire regard sicilien. Seul, Hugo s'en fichait parce qu'il avait 3 ans à l'époque et n'avait jamais entendu parler de "Gype".

Ca n'a pas été simple de faire accepter à ma grande que, compte tenu du flou entretenu autour des inscriptions en fac et du nébuleux calendrier des vacances universitaires, je ne pouvais pas, cette fois-ci, l'emmener avec moi. Je lui ai promis … la Chine, en contrepartie ! Un de ces jours…

Avant la date fatidique du 8 février 2003, jour du départ, il ne s'est rien passé de notable. Pas même une mise en jambes, ou plutôt une mise à jour de mes cours d'histoire de 6ème. Je voulais arriver "vierge" de sentiments pré-digérés et recevoir l'Egypte brute de décoffrage, en plein ventre. Quelques lectures m'avaient pourtant été conseillées dont les Christian Jacq. Que nenni ! J'avais lu quelques années plus tôt, un ou deux polars relatant les énigmes soumises au scribe Huy, par Anton Gill. C'est tout et c'était suffisant pour moi.




Le départ >>>




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